6% !
Juste 6 personnes sur 100 seraient pleinement engagées dans leur travail. Les autres attendent que ça passe ou œuvrent activement pour que ça se passe mal.
Il y a des chiffres comme ça qui sont si petits qu’ils font mal.
 

En France selon l’enquête annuelle du cabinet Gallup, il n’y a que 6% des salariés engagés dans leur travail. A l’inverse 25% des salariés seraient activement désengagés. La grande majorité (69%) est par conséquent non engagée. Ce sont ceux du genre à faire là où on leur dit et qui dès lundi attendent le week-end. Pas glorieux.  Pour un époque où on se gorge de qualité de vie au travail, de sens  à donner et de conduite du changement ..

Le chiffre est très bas. J’ai été estomaquée la première fois que je l’ai lu. Mais le constat en revanche lui, n’étonne guerre.

Soyons francs : nous avons tous vu des salariés contraints de faire avec, plutôt silencieux ou  grognons ; nous l’avons nous même peut-être été en certaines circonstances .Tous ces cerveaux éteints ou presque, ces équipes qui passent sous silence leur énervements et leurs idées, trop occupées à digérer leur déception. A force, les salariés s’adaptent. Ils oublient leurs idées, les espoirs et se résignent à la mettre en veilleuse lorsque ils arrivent au travail. Ils rejoignent ainsi la grande famille des désengagés  (69%). Certains plus meurtris choisiront même un mode actif de désengagement…. un quart des salariés.

Alors que peut-on faire? 

On motive avec des carottes ? Primes. Augmentations. Formations. Évolution de carrière. Promotions. Un grand meeting. Du rafting. Une table de ping-pong, des parties de baby-foot? Un restau en fin d’année. Des médailles ?…Mumm, ça sonne faux comme liste au père Noël…

En fait, ça peut marcher mais pas longtemps. Il y a de bonnes idées dans tout cela, mais le truc c’est que toute bonne idée doit être développée avec cohérence et persistance. Sinon ça dessert l’objectif. La dynamique n’aime pas les feux de paille, elle préfère les flammes de type olympique.

Le managers les plus usés par le système vous diront qu’on ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif,  les plus actifs trouveront toujours de nouvelles solutions plus originales, mais toutes insuffisantes si elles sont éphémères.

Non, la motivation ne se décrète pas.

Pourquoi ? D’abord parce que la motivation est une affaire personnelle. L’un sera motivé par la stabilité l’autre par la nouveauté ; le troisième parce que son  job lui donne son indépendance et le 4ème justement parce qu’il lui permet de rester chez ses parents. On peut imaginer toute une palette nuancée de motivations dans une même équipe qui pourtant fait le même travail. Vous pourriez perdre votre temps (et votre âme) à courir après celles – changeantes d’ailleurs -de vos équipes.

Si la (re)motivation est aléatoire, quel autre mode d’action peut être trouvé?  Peut-on se contenter de maintenir les braises ? Jusqu’à quand pourront-elles encore survivre sans oxygène ?

Pour un contexte propice à l’engagement

Concentrons-nous sur l’engagement. Changeons d’angle de vue. Plutôt que de viser seulement la motivation, on peut s’intéresser au contexte. Soigner la configuration pour qu’elle devienne propice à l’engagement. Le reste suivra. Car la motivation peut, en revanche, réapparaitre dans un environnement qui facilite l’engagement.

Bonne nouvelle : travailler un environnement propice à l’engagement ça relève de la responsabilité des équipes encadrantes. On n’est plus dans le marchandage de motivation on est dans le cadre à poser et à ajuster pour permettre à chacun d’apporter sa part à la réussite de l’entreprise. Ouf.

Chaque entreprise devra définir les moyens adaptés pour cet engagement. Il y en a plusieurs et ils sont souvent à cumuler. Exemplarité des managers (allons les former), respect de l’individu (relation interpersonnelle) sont les préalables. Mais est-ce suffisant ? 

A regarder de plus près, on voit que l’engagement dans le travail est lié à trois éléments, indépendamment du salaire bien sûr…

  • La qualité des liens que nous avons avec ceux que nous côtoyons chaque jour. Le plaisir à les retrouver, à les côtoyer
  • La reconnaissance de notre place dans l’organisation (et donc de notre personne)
  • La perception que l’on a de l’intérêt et de l’utilité de son travail.

Si j’ai de bonnes relations avec les interlocuteurs, si je trouve ma place dans l’organisation et si mon travail me parait utile, je vais probablement être en situation de m’engager.

Il manque quelque chose non ? Ce petit quelque chose de plus qui entraine encore plus loin… Je parle du sentiment d’être partie prenante de quelque chose qui nous dépasse individuellement. Et soit dit en passant : la pyramide de Maslow se rappelle à nous ici avec force!

Une histoire pour être partie prenante…

Pour cela, l‘histoire portée par le management et l’entreprise sera un ingrédient phare.

Une histoire  sincère, partagée et probablement écrite à plusieurs mains, parce que notre monde est  complexe.

Vous me voyez venir ?  Raconter des histoires qui font bouger les lignes et qui font grandir. C’est la définition « à ma sauce » de la communication interne, celle qui aide à rendre chacun acteur de sa vie, même au travail.

Cette histoire part d’une situation initiale avec le background  (les chapitres déjà  écrits…)  et elle va pouvoir s’écrire et se vivre à l’épreuve de la réalité, des intrigues et des rebondissements.

En vidéo, sur un média interne collaboratif, en photos, par des événements qui rassemblent. Toujours avec deux composantes incontournables :

  • montrer le cap et les étapes prévues
  • et proposer à chacun de dessiner ou projeter sa part de trajet.

Les étapes seront peut être modifiées. Peut-être même que l’issue prévue va connaitre des bifurcations. Mais il est toujours préférable de connaitre les enjeux et les ambitions pour que l’histoire proposée prenne corps et soit ensuite prolongée.

J’adore les histoires qui finissent bien. Vous savez? Celle où le héros atteint son objectif. Ou un autre parfois. Mais en tout cas, quand il sort vainqueur. Or j’ai bien cherché, mais je n’ai pas trouvé de victoire réellement solitaire. Les victoires sont toujours collectives. Les plus beaux succès aussi…

 

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